Ph 2, 6-11 Le chemin de la vie, la vie pour tous, la vie en Toi

Publié le par père Jean-Luc Fabre

La Passion du Seigneur se caractérise par une fluidité, tout s’enchaine sans repos sans halte jusqu’à la mort sur la Croix, le Christ est entrainé, nous aussi, nous essayons d’entrer dans ce mouvement, mouvement qui nous donne d’entrer dans l’attitude profonde de la vie, de la vie qui se donne, ne cesse de se donner, de couler.

C’est le même mouvement que nous retrouvons dans l’hymne aux Philippiens, nous essayons de nous y rendre attentifs, de nous couler dans ce mouvement pour nous en laisser informés, pour aussi pouvoir le reconnaître dans notre propre vie et pouvoir le reconnaissant y adhérer.

 « Il s'est abaissé »Un mouvement propre de lui-même, il se dépouilla, s’abaissa... Voilà le premier mouvement, celui du Fils, qui s’abandonne, qui quitte, qui ne cesse de se quitter, pour que ce qui est en lui, vivant, reçu du Père soit connu, manifesté, révélé. C’est une passion, un abandon, une remise de soi, jusqu’au dernier souffle, jusqu’au bout de l’aventure, c’est la forme de la vie de Notre Seigneur…

« C'est pourquoi » Un mouvement qui entraine et nous sauve rend fort… Tout a été répandu, tout a été donné, tout a été remis… le don a été complet. Un grand silence, rien ne semble se passer et pourtant, une forme nouvelle nait, l’ancienne forme est bien là, mais quelque chose de nouveau s’est opéré. Est-ce la forme, est-ce ma manière à moi de regarder ?… Ce flot qui s’écoulait devant moi, il coule aussi en moi… cette énergie, cette joie, ce don, n’est plus extérieur, mais intérieure. Ce qui l’empêchait est tombé. Le flux est aussi en moi, en l’autre, une nouvelle croissance apparaît, se développe … La vie qui s’est donnée, perdue, s’est répandue, elle a décroché ce qui était retenu. Maintenant, la vie se multiplie en tout, la vie nouvelle du Fils est partout, elle remonte dans la louange. Et nous sommes pris dans la louange…

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« Pour la gloire de Dieu le Père » Un mouvement qui révèle l’autre, Toi, depuis toujours Et cette louange elle naît en moi, elle sort de mes lèvres, de ma bouche et de la bouche de mes frères, une louange qui est aussi celle du Fils, la louange de l’amour du Père qui se donne, qui se donne totalement et reçoit de l’autre, des autres le retour de vie, la vie circule, se perd, renaît, revient, se trouve redonnée…

Philippiens 2, 6-11 Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

père Jean-Luc Fabre

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