Ph 3, 17-21; 4, 1 Que notre chair devienne humble et brulante supplique !

Publié le par père Jean-Luc Fabre

2ème lecture du 2ème Dimanche Carême C

Avoir découvert la source de la Vie, en vivre pleinement, bruler du désir de la répandre, de la faire connaitre. Ce mouvement est dans le cœur du Fils, il est aussi dans le cœur de celui qui a connu le Fils, c’est la source véritable de l’évangélisation au-delà de tout calcul, une bonne nouvelle, tellement bonne que je ne puis, en l’ayant reçu, vouloir la garder pour moi, elle me brule… elle m’échappe… elle est la vie véritable…

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Cette bonne nouvelle, elle entraine une certaine manière de vivre pour l’apôtre… L’amour a tiré l’apôtre de sa vie centrée sur lui, sur son intérêt, sur son ventre. Et il court, de manière éperdue, à la suite du Christ, répandant comme lui sa vie, pour que la bonne nouvelle se répande dans l’humanité entière. Il supporte, il accepte toute cette souffrance… Il est du Christ, il est du projet de Dieu, de la promesse de Dieu… Il a quitté les attraits de cette terre, il n’attend que les cieux nouveaux, la terre nouvelle… Sa vie n’est plus qu’imploration envers tous, envers son Dieu, son Christ, son frère…

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Alors ma vie devient supplique envers toi, mon frère, ma sœur, toi pour qui mon Seigneur a vécu, souffert, pour qui il a donne sa vie, et moi qui te l’annonce, je souffre que cette bonne nouvelle, tu ne la reçoives pas. Quoi de plus terrible que l’amour ne soit pas aimé. Et dans cette souffrance partagée, l’apôtre est configuré à son Seigneur, pris comme lui dans la même attente, le même don de lui-même, la même eucharistie…

Seigneur, viens réveiller notre terre, viens réveiller nos cœurs, viens nous entrainer dans ce merveilleux chemin de l’amour, de l’amour pour tous, de l’appel pour tous, rends nous citoyens du ciel dès ici-bas sur terre… Fais nous bruler d’attente de ta venue…

Philippiens 3, 17-21; 4, 1

Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons.
Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.
Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre.
Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,
lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir.
Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.
père Jean-Luc Fabre
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