Phm 1, 9b-10.12-17 vivre à plusieurs dans l’enveloppe du Christ Jésus, comment ?

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Paul l’apôtre du Christ a été le grand initiateur de la manière d’être chrétien dans le quotidien, il découvre aussi la vie chrétienne et ce qu’elle implique en toutes ses dimensions, tout de l’humain est concerné par la foi au Christ qui doit marquer en tout sa manière d’être, de faire… C’est bien cela que nous découvrons dans ce large extrait de l’épitre à Philémon, où Paul plaide pour l’esclave Onésime…

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En famille ou en société, notre foi nous appelle à inventer entre nous de nouvelles manières de vivre…

A quoi nous rendre attentifs ? Paul invite une manière qui nous intéresse chacun… Comment si je suis chrétien pris dans un conflit avec un autre chrétien concernant un autre chrétien… C’est le cas pour Paul entre Onésime et Philémon… Oui comment nous comporter ? Nous sommes peut-être sensibles à la manière dont Paul parle, nous percevons qu’il y a des manières téléguidés par des codes de politesse, d’expression… qui nous échappe mais nous pouvons retenir cependant quelques points.

 

Paul considère chacun et tous. Il situe chacun, lui Paul, puis Onésime et enfin Philémon. Il respecte parfaitement les droits de Philémon, puisqu’il lui retourne Onésime, tout en indiquant l’enjeu de la situation, son incarcération, les liens qui existent entre lui et Onésime « mon enfant à qui j’ai donné la vie du Christ en prison ». Un bien ressort de cette situation, les trois sont chrétiens et cela pousse vers l’invention d’une nouvelle manière notamment sociale d’être entre eux. Mais cette nouvelle manière d’être entre eux, des liens non plus d’asservissement, mais de fraternité, doit être actée, ratifiée par chacun librement. Cela donnera une plus grand fruit, cela manifestera aussi une écoute plus profonde en chacun de l’Esprit… Apparaît alors cette dimension nouvelle entre chrétiens mus par leur foi au Christ, la communion. Communion qui laisse supposer des accords mais qui doit pouvoir s’attester, d’où l’importance de la rencontre, de la parole entre nous, des actes posés : « accueille-le comme si c'était moi ».

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Philémon 1, 9b-10.12-17 Fils bien-aimé, moi, Paul, qui suis un vieil homme, moi qui suis aujourd'hui en prison à cause du Christ Jésus, j'ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, dans ma prison, j'ai donné la vie du Christ. Je te le renvoie, lui qui est une part de moi-même. Je l'aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu'il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l'Évangile. Mais je n'ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses librement ce qui est bien, sans y être plus ou moins forcé. S'il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c'est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, bien mieux qu'un esclave, comme un frère bien-aimé : il l'est vraiment pour moi, il le sera plus encore pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Donc, si tu penses être en communion avec moi, accueille-le comme si c'était moi.

Père Jean-Luc Fabre

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