Pour ces petites filles qui ne verront pas le jour ...

Publié le par père Jean-Luc

foetus.jpgEn cette fête catholique de l’Immaculée Conception, comment ne pas prier pour toutes ces petites filles qui meurent avant de naître à cause simplement de leur sexe. Une conférence organisée par Christophe Guilmoto, démographe au Centre Population et Développement (CEPED), donne une idée de l’extension actuelle de ces pratiques. [Dépêche AFP] On peut ainsi avoir jusqu’à 125 garçons pour 100 filles en certaines provinces de Chine alors que la normale est de 105 garçons pour 100 filles à la naissance. Le nombre des avortements sélectifs ne cesse de croître en bien des parties du monde. A ceci, plusieurs raisons : la réduction du nombre de naissances par couple qui renforce la nécessité « héritée » d’avoir un garçon... le progrès technique qui rend la démarche aisée... et, bien évidemment, cette volonté ancienne de favoriser la naissance d’enfants mâles pour sa famille. Emmanuel Todd reconstitue le développement humain à travers le prisme de la famille dans son ouvrage récent "L'origine des systèmes familiaux" (Gallimard). Il y met en perspective cette pratique. La conception que nous faisons de la famille induit des pratiques en de nombreux secteurs de notre vie...

Que pouvons-nous faire si ce n’est de réaliser combien nombreux sont les humains qui ne sont ainsi pas accueillis, irrémédiablement éliminés en notre monde ? Désespérer ? Certainement pas. Savoir que le chemin est long mais que nous pouvons faire évoluer les mentalités... La preuve, en France, la question du sexe des enfants ne semble plus en être une alors qu’il y a quelques décennies ne pas avoir de fils pouvait être problématique...

Il y a quelques jours, je suis allé saluer Déesse. J’ai pu m’émerveiller devant une petite fille de quelques mois, dormant entre son père et sa mère ainsi que l’une de ses grand-mères. La question du sexe n’était pas leur question pour accueillir cet enfant si désiré... Son père et sa mère attendaient une personne qu’ils reçoivent comme un don. Déesse peut se développer dans la paix... comme jadis l’enfant Marie... l’enfant Jésus...

Le monde peut changer, évoluer... Prions pour que la vie soit profondément perçue par chacun de nous comme don gracieux à recevoir, à transmettre et dont nous sommes ni les maîtres, ni les propriétaires... Donne-nous, Seigneur, de nous réjouir de ce don que tu nous fais.

Merci Aurélie pour cette photo

Publié dans actualité et vie : JL