Prends ton lit ...

Publié le par Aumonerie de Purpan (jardinier de Dieu)

leve-et-marche.jpg… Mais la foi reçu au baptême, la grâce du sacrement du pardon n’enlèvent pas de nos vies charnelles toute souffrance et toute misère. Tant que nous conservons dans la chair un lien avec Adam nous demeurons solidaires de la peine. Nous demeurons sujets de la loi de la concupiscence, sujets de la souffrance, sujets de la mort. Comment le chrétien peut-il vivre de la vie de l’Esprit quand il sent dans ces membres cette loi qui contredit la vie nouvelle que lui donne le Christ ? Qui le délivre du poids de la concupiscence, qui le délivre de cet aiguillon planté dans sa chair ? A saint Paul, qui, par trois fois, lui a demandé d’écarter cette écharde, le Seigneur a déclaré : « Ma grâce te suffit, car la puissance se déploie dans la faiblesse (2Co 12, 9). Car la grâce du Christ suffit. Elle triomphe de nos faiblesses, elle triomphe de nos fautes. Elle nous permet de transformer toutes nos souffrance en amour rédempteur pour nos péchés et pour les péchés de nos frères. Et quand, en nous appuyant sur la grâce du Christ, nous transformons la souffrance dans l’amour, nous devenons, comme Jésus, miséricordieux pour nos frères et capables, comme lui, de guérir toute misère, toute faiblesse et toute souffrance.

Pour accomplir cette œuvre de miséricorde envers nos frères, il ne faut pas que nous demeurions « assis dans les ténèbres » et « dans l’ombre de la mort » (Mt 4,16). Mais que, comme le paralytique, nous nous levions dans la foi et que nous marchions dans la grâce. …

Aline Lizotte, 1984.

Vrai Dieu, vrai homme.

Nouvelles Editions Latines, Paris, p.p. 95-96