Prière d'ouverture du 18e dimanche du temps ordinaire

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Oraison du 18ème dimanche du temps ordinaire : Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t'implorent ton inépuisable bonté ; c'est leur fierté de t'avoir pour Créateur et Providence : restaure pour eux ta création, et l'ayant renouvelée, protège-la.

Donnons à Dieu ce qu’Il nous donne…

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Le Seigneur veille sur sa création, avec attention et délicatesse. Et la modalité essentielle de sa veille, de son prendre soin est celui de l’assistance… Assister comporte trois sens, le premier : celui de secourir, d’aider quelqu’un allant même jusqu’à se substituer à lui dans une de ses fonctions, le deuxième : consiste à seconder, aider, le troisième : être présent… Cette palette de sens manifeste le caractère éducatif de la présence du Seigneur auprès de nous et implique donc son caractère évolutif… Le caractère éducatif est renforcé dans la deuxième demande, nous demandons à Dieu de nous montrer quoi ? Son inépuisable bonté au travers des aléas, par des reprises, des assistances qui se manifestent lorsqu’il en est besoin et que nous lui formulons une demande…
Réalisons que cela peut indiquer un sens nouveau aussi à la série de nos demandes. A travers elles, peu à peu, se constitue, en nous, une nouvelle manière d’être envers le Seigneur, envers notre Créateur et notre Providence, envers Celui qui ne cesse de (se) donner… Peu à peu nous apprenons à être justement avec Lui, dans une relation respectueuse. Nous retrouvons la relation juste de la création, lorsque Dieu venait au jardin le soir rencontrer l’homme Adam, cette autonomie ouverte sur la juste relation, celle qu’a vécue Jésus lors de sa vie parmi nous, où il savait prendre du temps pour lui, pour nous, pour son Père…
Ce que cette prière nous dit, c’est qu’à travers la succession des demandes et des réponses, quelque chose d’autre se construit, à quoi nous pouvons nous rendre attentifs. Cette restauration de l’esprit de la création en nous… Une création qui requiert toujours une assistance, mais une assistance qui peut aller jusqu’à ne reposer que sur le simple fait que Dieu puisse se réjouir de notre manière libre et respectueuse de vivre, son amour de notre liberté va jusque là… Et Dieu peut retrouver l’esprit de la Genèse, où il exprimait son désir, où il disait que « cela était bon », que « cela était très bon ». Offrons à Dieu ce plaisir, comme Jésus l’a fait… Demandons l’aide du Fils pour ainsi réjouir le Père… Soyons pleinement ses enfants…

Père Jean-Luc Fabre
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