Prière de l'Angélus : personne n'est pauvre au point de n'avoir rien à donner

Publié le par Jardinier de Dieu

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Hier, nous avons entendu parler de deux veuves dans les lectures liturgiques à la messe. La première rencontre le prophète Elie au moment de la famine dans la région de Sidon (1ère lecture 1Roi 17, 10-16). La deuxième est remarquée par Jésus dans le temple de Jérusalem (Marc 12,38-44). Ladeuxième ne donne que deux piécettes, mais elle offre « tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre» (Mc 12, 44).

Ces deux figures de veuves montrent l’attitude intérieure de celui qui fonde sa vie sur Dieu, sur sa parole, et qui se confie entièrement à Lui.

La condition de veuve, dans l’antiquité, constituait en soi une situation de grande nécessité. C’est pour cela que, dans la Bible, les veuves et les orphelins sont des personnes dont Dieu prend soin de manière particulière : ils ont perdu tout soutien terrestre, mais Dieu demeure leur époux, leur père. Pourtant l’Ecriture dit que la condition objective de nécessité, dans ce cas-ci le fait d’être veuve, n’est pas suffisant : Dieu demande toujours notre libre adhésion de foi qui s’exprime dans notre amour pour lui et pour notre prochain.

Personne n’est trop pauvre pour pouvoir donner quelque chose. Et en effet, ces deux veuves montrent leur foi en accomplissant un acte de charité : l’une envers le prophète et l’autre en faisant l’aumône. Elles attestent ainsi de l’unité indissoluble de la foi et de la charité, comme celle qui existe entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain, comme nous le rappelait l’évangile de dimanche dernier.

Le pape Léon le Grand, dont nous avons célébré la mémoire hier, affirmait ceci : « Sur la balance de la justice divine, on ne pèse pas la quantité des dons mais le poids des cœurs. La veuve de l’Evangile déposa dans le trésor du Temple deux piécettes et surpassa les dons de tous les riches. Aucun geste de bonté n’est privé de signification devant Dieu, aucune œuvre de miséricorde ne reste sans fruit » (Sermo de jejunio dec. mens., 90, 3).

Aujourd'hui, Jésus nous invite à poser comme lui, un regard bon et juste sur les personnes et sur les événements. Souvent, nous nous laissons impressionner et conditionner  par les apparences et les slogans qui dénaturent les choses. Cherchons à voir, au-delà de ce qui paraît, l’étincelle de bonté qui y est déposée, et qui pourra éclairer notre jugement. Alors notre relation avec Dieu et avec les autres sera plus vraie, et nos choix seront plus libres. L’humilité nous apprend que nous ne valons que ce que nous sommes devant Dieu ! Sur ce chemin que la Vierge Marie soit notre modèle !

selon Benoit XVI sur http://www.zenit.org/article-32520?l=french & http://www.news.va/fr/news/priere-de-langelus-personne-nest-pauvre-au-point-d ; image http://deckaps.files.wordpress.com/2012/05/c1da0578.jpg

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