Que le mystère de Pâques reste présent dans notre vie ...!

Publié le par Jardinier de Dieu

Oraison du 6ième dimanche de Pâques : Dieu tout-puissant, accorde-nous, en ces jours de fête de célébrer avec ferveur le Christ ressuscité : que le mystère de Pâques dont nous faisons mémoire reste présent dans notre vie et la transforme.

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Dieu tout-puissant, accorde-nous, en ces jours de fête de célébrer avec ferveur le Christ ressuscité :

Nous sommes à une charnière du temps pascal. Au cours de la semaine, nous fêterons l’Ascension du Seigneur, le dimanche prochain sera pris dans l’attente de la Pentecôte... Cette oraison nous amène à demander au Seigneur ce qui est bon pour la progression de chacun et nous ne pouvons progresser qu’à partir de là où nous sommes. Aussi, ce que nous pouvons demander, c’est que l’acte liturgique d’une certaine manière nous fasse revivre pleinement sur le plan spirituel l’expérience des premiers chrétiens, revivre ce qu’ils ont vécu lors des apparitions du Ressuscité... Le Pape Benoît XVI l’a rappelé aux dernières JMJ de Madrid : «chaque dimanche, dans l’Eucharistie, les communautés chrétiennes célèbrent le Mystère central du Salut : la mort et la résurrection du Christ. C’est le moment fondamental du cheminement de tout disciple du Seigneur, où se rend visible son Sacrifice d’amour. C’est le jour où nous rencontrons le Christ Ressuscité, où nous écoutons sa Parole et nous nourrissons de son Corps et de son Sang. »... Nous jouissons à ce moment là d’une proximité très grande du Seigneur... Notre disponibilité, notre ferveur ne peuvent que nous aider à nous imprégner de sa présence... Mais sa présence comment peut-elle se manifester, croître, se répandre ? La suite de l’oraison nous éclaire...

 

Que le mystère de Pâques dont nous faisons mémoire reste présent dans notre vie et la transforme.

 

Au cours de la semaine précédente, nous avons bien vu que la première présence du Seigneur en nous, depuis notre baptême, se situe dans notre cœur profond et qu’il s’offre à pénétrer, avec notre concours, doucement, tout le reste de notre être, celui que nous pouvons animer de manière consciente : notre intelligence, notre volonté, notre liberté... ces dimensions de notre être requièrent, en effet, le travail de nos propres capacités. A travers cela, s’opèrent une inhabitation du Seigneur en nous, une vraie transformation de notre être, une ouverture vers nos frères... C’est bien cela qu’ont vécu les premiers disciples, qui peu à peu se sont retrouvés à avoir les sentiments du Seigneur Jésus, à agir comme Jésus, à se donner comme lui... C’est bien cela à quoi nous sommes, nous aussi, appelés. A travers notre demande, s’opère pour nous aussi ce passage qui offre au monde de se transformer lui aussi...

 

Réalisons-le... Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, comme nous le disons avant de communier, certes nous ne sommes pas dignes de recevoir le corps du Christ, mais Dieu lui-même nous rend dignes. Il nous met dans le sillage de son Fils et avec Lui nous traversons le passage de la mort à la vie. Ce mystère là est mystère trinitaire, qui se trouve au sein du Dieu d’amour. Il est aussi le mystère de notre foi. Au moment de la communion, l’Esprit du mystère de la foi, du mystère de Pâques vient habiter en nous. Il renouvelle notre vie, il transforme notre cœur, il accompagne notre croissance. Si nous nous abandonnons au modelage par cette grâce jour après jour, nous devenons vraiment enfants de Dieu, nous grandissons dans cette vie. Si nous nous reconnaissons fils de Dieu, nous pouvons devenir frères des hommes. L‘Amour et la Foi dans ce mystère nous insufflent l‘Espérance qui stimule nos cœurs à risquer nos vies, en marchant à la suite du Christ. L’ Espérance nous invite sans cesse à œuvrer pour la justice, la paix avec les autres là où nous sommes sans rechercher notre propre intérêt mais toujours en restant doux et humble. Amen.


Jardinier de Dieu

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