Que nous dit le Christ concernant la maladie ?

Publié le par père Jean-Luc

 

L’Evangile de ce dimanche nous présente Jésus qui guérit les malades : d’abord la belle-mère de Simon Pierre, qui était au lit avec de la fièvre. Il l’a prise par la main, l’a guéri et l’a fait se lever ; puis tous les malades de Capharnaüm, éprouvés dans leur corps, leur cerveau et leur esprit. Il « en guérit beaucoup … et chassa beaucoup d'esprits mauvais »(Mc 1,34). Les quatre Evangélistes attestent tous que la libération de maladies et d’infirmités de toute sorte, constitua, avec la prédication, la principale activité de Jésus dans sa vie publique. En effet, les maladies sont un signe de l’action du Mal dans le monde et en l’homme, alors que les guérisons montrent que le Règne de Dieu est proche. Jésus Christ est venu vaincre le Mal à sa racine, et les guérisons sont une anticipation de sa victoire, obtenue par sa Mort et sa Résurrection.

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Un jour, Jésus a dit : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades »(Mc 2,17). En cette circonstance il se référait aux pécheurs, qu’il est venu appeler et sauver. Mais il est vrai aussi que la maladie est une condition proprement humaine, où nous expérimentons fortement que nous ne sommes pas autosuffisants, mais avons besoin des autres. En ce sens nous pourrions dire, avec un paradoxe, que la maladie peut être un moment salutaire où l’on peut expérimenter l’attention des autres et porter de l’attention aux autres! Toutefois, celle-ci reste une épreuve, qui peut également devenir longue et difficile. Quand la guérison n’arrive pas et que les souffrances se prolongent, nous pouvons rester comme écrasés, isolés, et notre existence alors décline et se déshumanise. Comment devons-nous réagir à cette attaque du Mal ? Certainement avec des soins appropriés – la médecine, ces dernières décennies, a fait des pas de géant – mais la Parole de Dieu nous enseigne qu’il existe une attitude décisive et de fond pour affronter la maladie et cette attitude est celle de la foi. Jésus le répète toujours aux personnes qu’il guérit : « Ta foi t’a sauvé » (cf. Mc 5,34.36). Jusque devant la mort, la foi peut rendre possible ce qui est humainement impossible. Mais foi en quoi ? En l’amour de Dieu. Voici la vraie réponse qui permet de vaincre radicalement le Mal. Comme Jésus qui a affronté le Malin par la force de l’amour qui lui venait du Père, nous pouvons nous aussi affronter et vaincre l’épreuve de la maladie en laissant notre cœur plonger dans l’amour de Dieu.

Benoit XVI, le 5 février 2012  http://www.zenit.org/article-30075?l=french

photo 1 : merci Liliane

photo 2 http://natureculture.org/wiki/images/a/a7/Le_bon_samaritain_jesus-moderne.jpg

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