Rm 5, 1-5 2e lecture du dimanche 22 mai 2016

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Dimanche 22/05/16

Avoir part à la gloire de Dieu, l’enjeu de notre vie actuelle… 

 

Revenir, revenir sans cesse aux premiers mots de la foi nouvelle, la foi au Mystère du Christ, entendre comme à neuf la merveille de la nouvelle foi au Christ, à Celui qui est mort pour nous, qui nous redonne la vie en plénitude, nous donne de pouvoir être de nouveau en lien profond avec Dieu, ce Dieu qui se révèle à nous peu à peu comme un père plein d’amour pour tous ses enfants… et qui fait de nous des frères… Nous entrons dans un nouveau monde, un nouvel univers de relations où nous pouvons être, exister vraiment selon le dessein de Celui qui nous a appelé à l’existence…

planéte terre
Un nouveau paysage s’offre à nous de notre vie sur terre

Vue de la terre depuis Discovery de la mission STS-96 en 1999. Enjoy !

Notre monde présent est maintenant celui de notre justification, qui nous donne d’avancer, avancer encore, allant bien au-delà de notre condition première. Nous aspirons à voir Dieu, à être avec Lui pleinement, comme Notre Seigneur Jésus Christ nous l’a révélé… Nous acceptons le nouveau chemin qui s’offre à nous… sur ce chemin nous avons été précédé et notamment par nos pères dans la foi, les premiers chrétiens et notamment Paul qui nous parle à partir de sa propre expérience.
Dès lors tout de la vie présente change de valeurs, le chemin du Christ devient notre propre chemin. Pour aller là où est allé notre chef, nous acceptons de prendre son chemin. Nous entrons dans une nouvelle atmosphère un nouvel univers, sous l’emprise de nouvelles lois, une nouvelle physique, dès lors ce qui fait notre orient, nous attire change, il en va de la détresse parce que la détresse a été le chemin de notre Seigneur, il devient aussi le nôtre parce que dans la détresse qu’il a connu nous pouvons le connaître lui, nous pouvons nous déterminer comme lui, portés par lui, devenir comme lui, enfants de Dieu…
Un chemin se révèle à nous, Paul nous en donne témoignage à partir de ses écrits mais surtout à partir de sa propre vie, sa propre existence… Nous débouchons vers cette attitude pleine, merveilleuse en sa radicale pauvreté, celle de l’espérance, qui nous reconduit à l’origine même de notre création, à la situation même de l’engendrement du Fils qui reçoit tout du Père, cette pauvreté nous donne de pouvoir tout recevoir de notre vie, de faire que notre vie devient pleinement don reçu, don donné, communion entière… lieu où souffle l’Esprit.
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Romains 5, 1-5 Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,
lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;
la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ;
et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.

père Jean-luc Fabre 

photo http://www.lefigaro.fr/medias/2012/11/22/8f90943e-34cc-11e2-b490-7faf20e02d02-493x328.jpg