Ga 5, 16-25 Laissons-nous doucement conduire par l'Esprit

Publié le par père Jean-Luc Fabre

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2ème lecture de la messe de Pentecôte

Nous quittons le temps pascal pour entrer dans le temps ordinaire, un temps qui nous renvoie au prosaïque de notre vie, dans ce travail patient de la recherche du bien vivre pour nous, pour nos proches, pour les plus lointains. C’est pour nous un souci légitime... Le dernier message du temps pascal, en cette fête de la Pentecôte, qui est en même temps celle de l’Eglise et du Saint Esprit est un message d’espérance.

 

Oui dans notre quotidien, dans l’acceptation pleine de notre quotidien, une vie vraiment nouvelle est possible. L’Esprit du Christ nous pénètre et vient nous conforter de l’intérieur de nous-mêmes. Au plus profond de notre être, dans notre cœur, le don de la foi en Dieu, en son Mystère, en la personne du Christ en ce qu’il a vécu et en ce qu’il a ainsi manifesté nous travaille, diffuse en toute notre humanité... Paul dans sa double liste d’actions selon la chair et selon l’Esprit nous manifeste notre complexité, complexité qui peut entrainer de terribles déséquilibres, complexité que nous devons reconnaître et aimer. Elle est ce qui nous fait humain, nous rend capable d’aimer, de faire corps avec tous les autres humains... Paul nous indique aussi un chemin.

 

Un sens apparaît, une perspective s’offre à nous. Il s’agit de vivre, à partir d’aujourd’hui, une relation nouvelle et étendue avec l’Esprit qui amènera la complexité de notre être à évoluer dans la durée. Cette relation est vie pour nous, elle nous transforme... dans nos manières de vivre, de nous comporter... Comment entrer dans cette nouvelle voie ?... Continuer à découvrir la vie du Christ, à goûter la manière qu’il a eu de vivre... Cela nous amène à apprécier autrement notre propre vie, à laisser plus pleinement l’Esprit travailler notre complexité... Et aussi, invoquer l’Esprit, lui dire notre abandon à son action, notre remise de soi...

Alors, insensiblement, la pauvreté, l’humilité, la patience, la disponibilité prennent de la valeur, de la consistance en nous, elles diffusent de notre cœur vers les parties plus extérieures de notre être... Elles nous habitent comme des vertus qui nous maintiennent sur le chemin de la vie, nous donnent d’avancer sur le bon chemin... Le commencement, tout commencement véritable, passe par cette docilité filiale, cette confiance dans le don reçu, dans l’offrande de notre être à cette action douce... « Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit ».

Père Jean-Luc Fabre

 Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,16-25. 

Frères, je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s'opposent à l'esprit, et les tendances de l'esprit s'opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez. Mais en vous laissant conduire par l'Esprit, vous n'êtes plus sujets de la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait : ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. Mais voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n'y a plus de loi qui tienne. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit.