Rm 1, 1-7 Aujourd’hui, le grand mystère est en cours d’accomplissement…

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Comment connaître l’importance d’un événement ? Le bruit qu’il fait lors de son surgissement ou l’impact qu’il développe dans le futur, sa capacité a donné forme à l’avenir d’autres… Paul est après la mort et la résurrection, et donc après la naissance du Seigneur, et encore après la rencontre entre la vierge Marie et l’ange, et encore après…  Et dans ce qu’il dit, dans la manière qu’il a de le dire nous mesurons l’importance extrême de ce qui se vit en ces jours que nous célébrons, sous la forme d’une promesse qui se donne…

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Oui, nous pouvons reprendre ce bel hymne cistercien, il nous dit le mystère qui anime Noël, qui anime Pâques, et qui anime aussi chaque instant de l’histoire des hommes et du monde…  « Ce qui commence là sans bruit… »  c’est notre chemin à tous vers « l’éternelle eucharistie au sein du Dieu de vie »… Ce chemin passe par le rassemblement de tous sous le Nom du Christ… Paul situe chacun dans ce mouvement, les prophètes et les saintes Ecritures, les biens aimés de Rome et tous ceux du monde entier, les nations païennes… et lui-même, lui-même à une jonction… jonction qui reconnaît d’où elle prend son origine, sa force, son autorité… La Bonne Nouvelle qui concerne le Fils de Dieu qui vient à nous.

 

Cette venue est double, selon la chair, en étant inscrit dans la lignée de David, et selon l’Esprit, en prenant chair en chacun, force de l’Esprit qui peut se répandre sur tous, par la résurrection d’entre les morts… Cette grande envolée qui nous concerne au plus profond de notre être, qui nous ouvre un avenir nous appelle aussi à revenir à l’humilité du commencement. Là se dit la force de Dieu. A travers la faiblesse, la simplicité, il va pouvoir rejoindre chacune de ses créatures, l’amener à recevoir le souffle de la vie, une vie qui ne s’impose pas, mais qui se donne, se donne radicalement et par ce don nous offre de nous donner nous-mêmes, d’entrer dans son mouvement…

 

Oui, reconnaissons notre double origine, nous sommes d’un pays, d’une terre, d’une langue, d’une famille, d’une histoire particulière mais nous sommes aussi de Dieu, d’un Appel, d’une Promesse… Allons de l’une à l’autre, laissons la première mourir pour qu’elle renaisse portée par la seconde, ouverte à tous, au service de tous…  Vivons ce que Paul, les premiers chrétiens, ont vécu, passons, passons sur l’autre rive. Préparons-nous à contempler l’enfant, mesurons en lui toute la promesse en germe, reconnaissons aussi la promesse qui nous est faite à nous aussi, là im nous sommes, comme nous sommes… Oui, que la grâce et la paix soient avec vous, avec nous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur. Belle avancée vers Noël !

 

p.Jean-Luc Fabre

Romains 1, 1-7

Moi Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé par Dieu pour être Apôtre, mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle que Dieu avait déjà promise par ses prophètes dans les saintes Écritures, je m'adresse à vous, bien-aimés de Dieu qui êtes à Rome.

Cette Bonne Nouvelle concerne son Fils : selon la chair, il est né de la race de David ; selon l'Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d'entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.

Pour que son nom soit honoré, nous avons reçu par lui grâce et mission d'Apôtre afin d'amener à l'obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. Vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, que la grâce et la paix soient avec vous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur

 

 

Nous te cherchions, Seigneur Jésus,

Nous t'avons longtemps attendu,

Nous avions soif de ton visage :

Ô seul désir pour notre foi

Qu'un long regard posé sur toi.

 

Comme une source en jaillissant

Remplirait la nuit de son chant,

Tu nous redis le nom du Père :

Révélation de cet Amour

Qui te possède au premier jour.

 

Ce qui commence là sans bruit

L'oblation du grain pour le fruit,

Qui parmi nous peut le comprendre ?

Voici le pain, voici le vin

Déjà remis entre nos mains.

 

Vers quelle joie nous conduis-tu,

Au-delà du Fils apparu,

Nuit de Noël et nuit de Pâques ?

Vers l'éternelle Eucharistie

Qui chante au sein du Dieu de vie.

CFC (s. Marie-Pierre)

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