Une attitude ferme en suivant Dieu

Publié le par ULTD & ltd

Quand Il dit à ses disciples: "Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Ce qui est rajouté vient du Malin" (Mt 5,37), Jésus leur demande de ne pas dire de mensonges. Toutefois, cette requête semble s'appliquer aussi à notre attitude de suivre Dieu.

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Celui qui dit qu'il croit en Dieu sans vivre l'amour est comme le second fils de la parabole que raconte Jésus dans Matthieu  21, 28-31, qui dit oui à son père quand celui-ci lui demande d'aller travailler dans sa vigne mais après ne le fait pas. Bien sûr, ce n'est pas dans son intention de ne pas y aller quand il dit oui à son père. Mais après avoir dit oui, il n'y va pas tout de suite, ou il y va malgré lui, sans trop d'ardeur, et en cours de route se laisse attirer par d'autres choses, notamment par les jouissances du monde, terrain de prédilection du Malin. Peu à peu, celui-ci le conduit doucement, mais sûrement, loin de Dieu en lui soufflant des raisons bien sensées: Dieu n'existe pas ou s'il existe, c'est un Dieu qui n'aime pas les humains comme Il le fait croire, Il laisse les malheurs ravager les humains et les laisse souffrir sans leur venir en aide; ceux qui prétendent Le servir ne vivent pas correctement et font eux-mêmes tant de mal aux autres. À d'autres, le Malin chuchote à l'oreille: "Dieu t'aime, Il ne veut que ton bonheur, jouis-toi de cela s'il fait ton bonheur"; "Dieu est si bon, Il n'en tiendra pas compte si tu fais cela par faiblesse, Il t'a créé et comprend bien que la faiblesse fait partie de la condition humaine", etc. 

Oui, il est bien vrai que tout ce qui est rajouté, c'est-à-dire toutes les justifications que nous nous donnons pour ne pas répondre immédiatement à l'appel de Dieu, vient du Malin; ce sont des compromis que nous faisons avec le Malin. Car si ce fils aimait vraiment son père, son attitude serait catégorique, il irait travailler immédiatement dans sa vigne. C'est son manque d'amour envers son père qui le fait tergiverser, et le Malin n'attend que cette attitude hésitante pour l'inciter à lui désobéir. Mais il ne faut pas rejeter toute la faute au Malin. Bien sûr, celui-ci intervient immédiatement dès qu'il le peut, mais Dieu nous dote également de la liberté qui nous permet de résister au Malin et d'appeler notre Père au secours aussitôt que nous nous sentons en danger. Si nous avons laissé le Malin nous vaincre, c'est de notre faute car nous n'avons pas su user de cette liberté-là ou bien notre foi en Dieu n'est pas assez grande pour faire appel à Lui.

Il ne semble pas que la parabole voudrait nous encourager à suivre l'exemple du premier fils, qui dit non à son père quand celui-ci lui demande d'aller travailler dans sa vigne, mais elle nous appelle à ne pas juger ceux qui ne paraissent pas suivre Dieu et à réexaminer notre attitude envers Dieu. En effet, ceux qui ne connaissent pas Dieu ou qui se détournent de Lui, après avoir touché le fond de la misère ou étant blasés des plaisirs du monde pour en avoir abusé sans trouver du bonheur, sont parfois les plus sensibles à l'amour de Dieu, comme l'enfant prodigue d'une autre parabole. Alors, leur joie est parfaite, leur gratitude débordante, leur conversion totale, dès qu'ils sont touchés (dans les deux sens) par la miséricorde de Dieu. Tandis que ceux qui croient qu'ils sont toujours fidèles à Dieu, comme le fils aîné de cette même parabole, peuvent ne jamais reconnaître cet amour dont ils sont enveloppés, tant il leur paraît normal. Ils croient toujours suivre Dieu, mais sans enthousiasme, sans reconnaissance, se croyant parfaits et n'ayant aucune conversion à faire. C'est d'eux qu'il est dit dans l'Apocalypse 3,16: "Aussi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni chaud je vais te vomir de ma bouche." Que nous ne soyons pas de ces gens-là et que nous suivions Dieu d'un pas décidé après avoir entendu Son appel d'aller travailler dans Sa Vigne, qui consiste essentiellement à vivre l'amour ici et maintenant!

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