Y a-t-il des morts injustes ?

Publié le par ULTD & ltd

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On est toujours porté à se révolter devant une maladie mortelle ou un décès précoce survenus chez des enfants, de jeunes personnes, surtout si elles sont bonnes. On accepte mieux une mort, prévisible ou  réelle, qui suit la vieillesse ou qui arrive aux méchants. Selon moi, notre révolte serait justifiée si nous croyions que notre vie se limitait aux années sur terre; mais si nous croyons à la vie éternelle et à la résurrection de Jésus Christ, donc, la nôtre, nous ne pouvons douter de l'amour de Dieu ou L'accuser d'injuste pour aucune mort.

Imaginons la vie éternelle comme une somme de millions de dollars que Dieu nous a promis et chaque année de vie sur terre comme un dollar. La personne qui vit un an a donc un dollar, celle qui vit dix ans, dix dollars et celle qui vit cent ans, cent dollars. Si nous avons une épargne de millions de dollars, nous devons trouver insignifiante la différence d'avoir en plus un dollar, dix dollars ou cent dollars. Ainsi, par rapport à la vie éternelle, que notre vie sur terre soit un an, dix ans ou cent ans, cela importe peu car la différence est minime. D'ailleurs, quand nous recevons la vie dans le ventre de notre mère, c'est comme si Dieu nous donnait un capital initial qui nous permettrait de gagner ces millions de dollars. Et Dieu est très équitable et généreux en nous donnant à chacun le même capital initial qui est le sceau de Son amour en nous. Dieu garantit aussi cette somme colossale à nous tous quand nous arrivons dans l'autre monde et c'est celui qui a le moins dévalorisé son capital initial qui en bénéficie le plus vite, quelle que soit la durée d'investissement sur terre. Il va de soi que plus on est jeune, moins se dévalue ce placement initial, car on est moins influencé par "la sagesse humaine" pour investir dans des valeurs que le monde recherche, mais qui vont souvent à l'encontre de l'amour. De même, ceux qui partent plus tôt que prévu et qu'on regrette le plus, justement parce qu'ils sont bons, ont su certainement investir dans l'amour et leur capital initial ne s'est pas déprécié non plus.

Dans un regard de foi, la mort que nous considérons comme le plus grand mal, est en fait une porte d'entrée par laquelle, d'une manière ou d'une autre, nous devons tous passer pour renaître au Royaume des Cieux, pour retourner à la maison du Père qui nous aime et nous attend afin de nous faire partager Son bonheur éternel. Quelle cruauté et quelle injustice y a-t-il alors si Dieu permet à quelqu'un de quitter plus tôt un milieu temporaire où le bonheur n'est qu'éphémère et où le mal lui tend tant de pièges et cause tant de souffrances, pour regagner sa demeure définitive, où règne l'amour et le bonheur éternels? Nous devons au contraire nous réjouir pour lui, d'autant plus qu'il est jeune ou aimable, car son chemin de retour est plus court. Certes, nous ne pouvons nous empêcher de souffrir de voir le mal détruire ceux qui nous sont chers, ou de notre perte, de la séparation, mais il faut savoir que tout cela n'est que provisoire. Ainsi, la souffrance, d'accord, car elle peut être édifiante, mais pas la révolte, de peur d'être nous-mêmes injustes envers Dieu, et si nous étions fâchés contre Lui, notre placement en amour risquerait aussi de mal tourner. Qui perd alors?

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