"Il vit et il crut" (Jn 20, 8). Il s'agissait de Jean au lendemain de Pâques. Que vit-il donc? Un tombeau vide. Et que crut-il? Que Jésus avait vaincu la mort, qu'il était ressuscité et bien vivant.
Jean était le disciple que Jésus aimait, comme il s'est désigné lui-même, et certainement, cet amour était réciproque. Le tombeau vide lui a parlé car, comme le dit Saint-Exupéry, "on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux". Désormais, c'est aussi le mode que nous devons prendre pour approcher Dieu. C'est dans notre cœur que nous pouvons rencontrer Dieu, ainsi que dans le cœur de nos frères et sœurs.
Marie Madeleine et Pierre ont bien vu avant Jean le tombeau vide, et pourtant il ne leur était pas donné de croire comme à Jean, la foi est donc un don, on ne peut jamais la mériter par quoi que ce soit. Les trois ont vu la même chose et pourtant seul Jean a cru immédiatement, la foi est aussi personnelle. C'est pourquoi une relation personnelle avec Dieu est nécessaire pour nourrir notre foi. Elle s'établit par la prière dans le secret et la solitude devant, avec et en une "présence absente", dont témoignait le tombeau vide.
La foi en Jésus ressuscité est le fondement de la vie chrétienne. Elle nous est donnée initialement à la vue d'un tombeau vide, cela veut dire que l'heure est bien venue où les vrais adorateurs n'adorent Dieu ni sur la montagne, ni dans Jérusalem, mais en esprit et en vérité, et c'est de tels adorateurs que le Père veut (Jn 4, 21-23). Soyons de ces adorateurs-là !
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