Mercredi 7 juin 2017 Que notre famille vive comme une petite Eglise domestique !

Publié le par Jardinier de Dieu

71. « L’Écriture et la Tradition nous ouvrent l’accès à une connaissance de la Trinité qui se révèle sous des traits familiers. La famille est l’image de Dieu qui […] est communion de personnes. Lors du Baptême, la voix du Père désigne Jésus comme son Fils bien aimé et c’est l’Esprit Saint qu’il faut reconnaître dans cet amour, (cf. Mc 1, 10-11). […] C’est dans la famille humaine, réunie par le Christ, qu’est restituée ‘‘l’image et la ressemblance’’ de la Sainte Trinité (cf. Gn 1, 26), mystère d’où jaillit tout amour véritable […]

86- […] C’est dans la famille, « que l’on pourrait appeler Église domestique » (Lumen gentium, n. 11), que mûrit la première expérience ecclésiale de la communion entre les personnes, où se reflète, par grâce, le mystère de la Sainte Trinité. ‘‘C’est ici que l’on apprend l’endurance et la joie du travail, l’amour fraternel, le pardon généreux, même réitéré, et surtout le culte divin par la prière et l’offrande de sa vie’’ (Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1657) ».[101] (Pape François, Amoris Laetitia)

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Le Jardinier de Dieu vous invite à lire avec profondeur le texte d’Amoris Laetitia puis de redire la prière ou de lire le récit en contrepoint, de chercher les liens entre l’Exhortation, la prière ou le témoignage et, enfin, de vous adresser vous-même au Seigneur à partir de votre propre situation, quelle qu’elle soit.
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Témoignage de Martine (Toulon) :

J’ai beaucoup souffert d’avoir dû abandonner mes enfants à la DDASS. Ce fut la déchirure totale…  Mais après 7 ans de déplacement, j’ai pu récupérer mes enfants et nous avons beaucoup parlé ensemble, je me suis mise à genoux devant eux, et je leur ai demandé pardon de la souffrance que j’avais aussi pu leur occasionner. Quand on redémarre une vie, c’est important, il faut que les pardons soient accordés. Redémarrer quelque chose, c’est effacer, c’est gommer ce qui n’a pas été beau pour redémarrer sur du beau. Et le pardon, pour moi, c’est une grâce qui nous a été donnée et qu’il faut utiliser – je dirais même qu’il faut en abuser – parce que ça lave, ça redonne des bonnes dimensions… On est donc repartis et on a refait un bout de chemin ensemble. Je les ai quittés enfants, j’ai retrouvé des jeunes adolescents, mais ça ne fait rien, on a revécu ensemble des choses formidables et on continue de garder cette relation. Non seulement moi avec eux, mais aussi entre eux, parce qu’ils avaient été séparés… Ils ont retrouvé cette relation de fraternité, et je  dirais même plus : d’amitié, d’amour. Quand on a vécu ça, et parce qu’ils ont galéré, ils sont devenus plus que des frères. Entre eux, ce sont des liens qui sont solides et que personne ne pourra leur enlever.

Pape François, 2016. La joie de l’amour- édition présentée & annotée sous la direction du Service national Famille et Société – Conférence des évêques de France - avec un guide de lecture et de témoignage. Fidélité, Paris, p.p. 160-161.

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Publié dans A lire, Pape

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