Ga 1, 6-12 La nouveauté de l’évangile du Christ

Publié le par Père Olivier de Framond

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12.
Frères, je m’étonne que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un Évangile différent.
Ce n'en est pas un autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent changer l’Évangile du Christ.
Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vous annonce un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !
Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine.
Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.

***

Paul s’étonne que les Galates passent à un autre évangile. Mais lequel ? Ce n’était pas clair. En fait il semble que cette église de Galatie se laisse reprendre par une Loi à pratiquer, circoncision, interdits, et tout et tout, ou par un évangile qui serait seulement une loi morale à vivre. Mais alors quelle est cette nouveauté de l’évangile du Christ qui anime l’apôtre ? Le Christ nous donne Quelqu’un à suivre, qui pèlerine en nos infirmités et servitudes qu’il libère.

Le suivre jusque dans sa passion, traverser avec lui la mort, éprouver le monde avec lui en notre chair, et connaître la joie du Ressuscité. Sa croix accomplit toute la Loi. Elle offre Dieu au monde, et le monde au Père. Au-delà des apparences, elle libère l’Homme de ses attaches qui lui masquent la Vie. Paul l’a vécu sur le chemin de Damas. C’est toute la nouveauté de l’évangile du Christ. Le suivre alors suffit ; les pratiques, les bonnes résolutions, peuvent ne pas donner la vie. Notre Eglise, nous, moi-même, vivons-nous vraiment cette nouveauté ? … Euh ! …

Dieu se donne en ce pèlerin roué de coups, abandonné, qu’un étranger va relever, touché aux entrailles par la Vie bafouée de ce pauvre sur le chemin.

Père Olivier de Framond

Publié dans 2016 framond