He 11, 1-2.8-19 Avec Jésus, la foi nous appelle sans cesse à habiter dans l’amour…

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

la foi donne de passer dans le royaume de l’amour.

Foi, charité, espérance : les trois vertus théologales, Paul a dit aussi que celle des trois qui ne passerait pas c’est la charité… Cette remarque nous encourage à essayer de situer ces trois vertus entre elles. Ce passage des Hébreux laisse apparaître quelques aspects de leur position réciproque.

La foi est ce qui permet une transition, c’est grâce à elle qu’Abraham mais aussi Sara sont allés d’un état dans l’autre, la foi permet le passage donne de posséder ce que l’on espère en s’appuyant sur une promesse, de connaître les réalités que l’on ne voit pas, réalités qui sont dans le vocabulaire de la géographie pays, terre, ville, tente, patrie terrestre ou céleste... Géographie où se vivent en fait l’amour, la charité, le lieu visé est celui de la Résurrection… Le passage se révèle alors comme un lieu extrême. Il s’agit de passer la mort, l’épreuve du sacrifice radical, passage qui s’opère par la foi.

L’espérance nous met en mouvement pour, dans la foi, faire le passage extrême qui nous donne d’accéder alors à un nouvel espace, celui de l’amour, de la charité… Toutefois, notons que demeurant dans le temps présent, nous recevons l’espérance sous la forme de promesse, nous sommes alors appelés à la foi, et il nous est donné de vivre par intermittence de l’amour…

He 11, 1-2.8-19 Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi.

Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse, car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable.

C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. Or, parler ainsi, c’est montrer clairement qu’on est à la recherche d’une patrie. S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d’y revenir. En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, puisqu’il leur a préparé une ville.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

Père Jean-Luc Fabre

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