Chemin de Compostelle - La journée du pèlerin (partie 2), un pas devant l'autre

Publié le par Geneviève R.

Cette année, le Jardinier de Dieu est très heureux de vous inviter à suivre les pas d’une pèlerine (paroissienne de Colomiers) sur les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Une fois par semaine durant les mois de Juillet et d’Août un article sera publié sur notre site.

 A travers le récit de ce pèlerinage vécu, nous découvrirons un peu de la nature  mais surtout le changement profond du cœur et de l’âme du marcheur. Merci de tout cœur à Geneviève pour ces belles lectures et ces photos qui nous aident à contempler la Création et à louer le Créateur.

Nous vous invitons aussi à découvrir les communautés religieuses sur cette route de quête (Chemin de Compostelle) durant l'été, en écoutant l'émission de la radio Présence - du lundi au vendredi à 7h55, 8h55 et 11h45

Le Jardinier de Dieu

En route, au bout d'un moment, après les premières photos d'un levé de brumes sur la vallée, le chemin s'est bien engagé à nouveau. Alors que, les yeux, rassurés, ne doutent plus des prochaines balises, rouge et blanc en France ou jaune en Espagne, c'est comme si des nuages s'installaient sous les pieds, le sac s’allège et les pensées se mettent à flotter. Les intentions vont vers les êtres chers.

C'est le moment de revisiter la journée d'hier, de prendre le temps de rendre grâce, prière ou méditation, c'est le temps du recueillement, moment d'approfondissement, de silence. L'appel à l'aspiration vers le haut.


Chapelle et sac

La beauté se révèle dans l'observation des animaux sauvages, la petite fouine qui va se cacher, le chevreuil qui explore paisiblement le champ de maïs, ce faisan qui traverse la route, majestueux ou cette petite famille de perdreaux tous affairés. C'est aussi le rendez-vous avec mesdames les vaches qui se prélassent en pleine pâture avec leurs petits veaux joueurs et curieux, les chevaux aux crinières dans le vent, les brebis et moutons à champ de ravins à la queue leu leu et monsieur l'âne qui passe la tête à traverse l'enclos pour déguster l'herbe du voisin.

Chemin faisant le souffle se fait plus scandé quand la pente devient raide. Les bâtons sont de fidèles compagnons, ils se font métronome pour accompagner et rythmer l'effort, ils se font garde du corps quand le terrain se fait glissant, ils se font soutien pour les moments de fatigue.

Quelquefois quand la tête déborde de joie, comme emportée par un souffle de légèreté et d'insouciance, l'humeur vagabonde, avec l'envie de chanter à gorge déployée de vieilles chansons, revenues de très loin en mémoire, poésies ou chants de Taizé. C'est le concert en pleine nature, rendant hommage à tous les arbres, aux fleurs, au paysage, à tous les résidents de cette campagne sauvage.

Une halte est toujours bienvenue dans les fraîches églises où le sac se retrouve délaissé, pour un instant, sur un banc. Ce court moment de pause permet de souffler, au pied d'une vierge, au visage juvénile et pure tenant l'enfant Jésus potelé, comme gazouillant. Certains petits vieux blottis dans un coin de pénombre viennent faire confidence au pied de leur Saint préféré, entouré de cierges allumés.

Geneviève R.
La journée du pèlerin - Partie 1
(dimanche du 28 juin 2015(dimanche 21 juin 2015)