Lc 13,10-17 Le jour du Seigneur vécu par une femme courbée

Publié le par Père Olivier de Framond

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,10-17.

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

***************

Cette femme courbée sur elle-même, un esprit impur l’empêchait d’accueillir et de goûter la vie, condamnée à se regarder, à ne se voir que repliée sur elle, loin de la vie.

Le jour du sabbat est honoré de 2 manières : il y a ceux pour qui ça veut dire se conformer à de bonnes pratiques, il y a Jésus pour qui c’est rendre gloire à Dieu dans son corps et dans son cœur. Je me rappelle enfant, le dimanche. Ça voulait dire, moins marrant, aller à la messe et être bien, et, meilleur, avoir droit à du vin et des petits gâteaux ! Pour Jésus, pour Paul aussi, c’est seulement « imiter Dieu ». Paul, il met des « comme » partout : comme Dieu vous a pardonné, pardonnez-vous les uns aux autres, comme le Christ nous a aimés, aimons-nous les uns les autres. Honorer le jour du Seigneur, c’est naître, tel un enfant bien-aimé de Dieu, c’est connaître Dieu, le Christ, notre prochain, de l’intérieur, c’est reconnaître Celui qui donne la vie.

La femme restait courbée, empêchée de naître, Jésus lui donne de rendre gloire. Le jour que fit le Seigneur est un jour de joie, alléluia.

Père Olivier de Framond, image http://www.croissonsenchrist.com/wp-content/uploads/2015/08/Lc-13-10-17.jpg

Publié dans 2016 framond