Mt 10, 26-33 - 12e dimanche du temps ordinaire, A - 25 juin 2017

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Mt 10, 26-33 En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

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« Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé » voilà la grande, l’unique nouvelle. Le monde, tel que nous le percevons, est pris dans une profonde transformation qui le touche en toutes ses dimensions, concernant tous les êtres, toutes les relations. Rien, absolument rien, ne sera laissé, tout sera pris, transformé… C’est le Royaume des cieux, dont parle Jésus, qu’il inaugure et ouvre dans son existence terrestre jusqu’au don plénier de lui-même à la Croix. Ce royaume où nous avons tous une place, en acceptant de vivre la transformation… Cette réalité nouvelle se dévoile peu à peu en chaque instant de l’histoire…

 

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme » Dès lors, l’enjeu est simple pour chacun de nous, pour entrer dans ce mouvement nous devons laisser ce qui nous donne sens en ce moment, pour nous ouvrir à une autre perception de la réalité. Il s’agit de passer d’une vision terrestre avec sa logique pour entrer dans la vision céleste, qui assume la dimension terrestre mais situe tout dans la communion entre tous les êtres. Nous quittons cette manière où il s’agit de prendre et de jeter, pour aller vers cette manière où nous demandons et donnons, en étant dans la logique profonde de notre être qui consiste à recevoir ce qui nous est donné par le Seigneur en tout notre être et en le lui rendant, en le lui retournant dans la louange. Dès lors il n’est plus de crainte, mais enfoncement dans la vie en plénitude, qui est vie de relations de tous avec tous… L’âme est ce qui nous relie au ciel, aux autres créatures, au mystère de Dieu. Elle ne peut être tuée, don de la vie nouvelle.

 

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes » Dans ce nouvel espace, dans cette nouvelle dynamique, une dimension de notre être devient essentiel : la foi agissante envers cette transformation qui concerne tous les êtres et s’inaugure dans la Miséricorde. Ce qui compte, c’est que notre capacité de création, notre capacité de parole soit bien orientée. Nous avons à nous déclarer pour le Seigneur en toutes les dimensions de notre être, humble serviteur de cette transformation de l’univers qui passe par notre cœur. L’Eglise aide chacun sur ce chemin pour tous.

Père Jean-Luc Fabre, image http://img.over-blog.com/218x300/3/83/02/54/liturgie/toussaint/toussaint-4.jpeg

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