Marc 8.11-13 Caïn, et le signe demandé à Jésus

Publié le par Père Olivier de Framond

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,11-13.
En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

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Un signe qui vienne du ciel, svp ! Mais comment en donner à qui ne veut pas reconnaître l’œuvre du Seigneur en eux et autour d’eux ? Et Jésus soupire au plus profond de lui-même. C’est déjà l’annonce de son dernier soupir. Dieu meurt de ce que je n’accueille et ne reconnais pas la merveille de vie et de joie qui vient à son passage. C’est sa toute faiblesse, toute-puissance d’amour.

Ce « merci » de la prière d’alliance, qui rend grâce dans la vie reçue chaque jour, est la clé pour ouvrir la terre au ciel, mais cette prière est-elle celle qui m’habite ? Caïn aurait pu rendre grâce pour Abel et son offrande, et pour Dieu qui l’agrée. Hélas pour lui, et pour ses proches, il ne voit que sa soif de reconnaissance non assouvie. Cette soif est en tous, naturelle, bonne. Mais si elle se cache et se tait, c’est qu’elle a oublié l’essentiel : reconnaître tout le bien reçu, en rendre grâce. Hier, à propos d’Amoris Laetitia, une laïque qui a participé au Synode sur la famille, soulignait combien les Pères synodaux, si divers par leur culture et leur histoire, ont voulu, avec le Pape François, davantage encourager la joie, en travail d’enfantement chez les uns et les autres, plutôt que de s’étendre sur tout ce qui est condamnable. Conversion pour la vie !

Jésus soupire pour nous !

Père Olivier de Framond

Publié dans 2017_framond