Pour avoir le souci de l’Autre… savoir s’arrêter.

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Souci des choses, une nécessité qui parfois nous prend trop et nous rend incapable d’ouverture, de disponibilité. Ouvrons nous aussi au souci des êtres, de nous-mêmes en profondeur… C’est le mot de ce dimanche. Que notre « capacité de souci » soit ajustée à Celui qui vient et nous rende disponible et non enfermé ! Découvrons les harmoniques des textes de la liturgie pour entrer dans ce souci de l’Autre, découvrir ce que cela implique pour chacun…

« Se voir libérer du souci pour que notre cœur soit éveillé », c’est la demande de la prière d’ouverture. C’est cette transformation en nous pour que le Seigneur puisse naître en nous. Cette transformation est à la fois un don et aussi un travail… Alors ?

Dans la deuxième lettre de Pierre, nous entendons l’apôtre nous appeler à orienter notre souci, notre capacité d’attention non pas vers les choses quotidiennes, mais vers cette transformation qui vient… et qui nous concerne directement. Se choisir soi et non ce qui est à faire, en renonçant au projet extérieur qui enferme… s’ouvrir à une autre temporalité.

Le Psaume aussi nous appelle à entrer en profondeur dans le souci de l’autre et de soi, du ciel et de la terre, à tisser la justice véritable, qui ne peut venir que d’une justesse personnelle vécue de notre singularité mise en œuvre radicalement. Le Verbe se faisant homme nous enseigne ce chemin qui consiste à prendre souci de soi justement et par là des autres, de tous les autres… Amour et Vérité, Justice et Paix… à chaque fois l’un et l’autre dans ce balancement de la vie

L’Evangile nous parle d’une voix, d’une voix qui crie… elle est celle qui nous tire de notre quotidien enfermant, pour nous ouvrir dans notre situation à la vie véritable. Cette voix, celle du désert, celle du prophète, celle du Seigneur qui vient faisons nous toute écoute d’elle dans le silence de la suspension d’activités…

Notre prière pour chacun, et pour tous, le souci de chacun nous demande de considérer chaque personne et tout le monde comme une promesse véritable en devenir pour le grand banquet de Dieu, cela même qui compte vraiment et dont nous devons chacun avoir un vrai et unique souci.

Bon temps à vous en ce dimanche !

 

P. Jean-Luc Fabre

Photo http://2.bp.blogspot.com/-QNrp6wI_BO0/UcYYUa-_zgI/AAAAAAAAIJk/xGeShTio8JE/s1600/etre-presence.jpg

Publié dans newsletter