Vivre ce qui m'est demandé comme une grâce

Publié le par Père Olivier de Framond

Je resterai plus sur la lettre de Paul. Elle a la fougue et la simplicité déroutante de l’apôtre. Une parole m’a saisi : « cette grâce, c’est d’être ministre du Christ Jésus pour les nations ». Et si je vivais la Mission, le service confié, comme un cadeau, une grâce, plutôt que comme un devoir ?! Ça changerait pas mal de choses…
Vivre ce qui m’est demandé, la tâche d’aujourd’hui et celle de demain, comme une grâce, voilà une conversion radicale ! Ce n’est pas Dieu me charge, moi Paul, comme un baudet, pour annoncer l’Evangile du Christ aux nations, faisant et défaisant ma valise continuellement. C’est : Dieu m’a donné et me donne d’être en moi à l’œuvre pour se donner aux nations, ici et là. C’est Dieu qui vient à moi pour en moi proposer sa bonne nouvelle : oui, Dieu est venu à vous, par Jésus, le Christ, oui Christ est mort pour moi, oui il est ressuscité pour que je vive de l’Esprit qui le fait agir en nous ! Je suis ministre du Christ quand je le laisse venir et parler, agir, passer ici et là, vers ses enfants. Paul, dans sa tâche, met sa fierté dans le Christ Jésus. De quoi suis-je fier ? Le seul exploit qui vaut est d’accueillir en soi le Christ au point d’être, par lui, offrande de Dieu aux nations et à chacun, en nos corps et nos cœurs pécheurs et limités. Paul donne aux nations de naître à « l’obéissance de la foi », réponse libre à une Alliance vivante, nouvelle, éternelle, qui dépasse les fils de ce monde et toute leur habileté ! Devenir un peu plus cette offrande de Dieu, saisis par la grâce … Ce serait pas mal.

Père Olivier de Framond

St Léon le Grand – Ro 15.14-21 et Lc 16.1-8 - Vendredi, 31ème Semaine du Temps Ordinaire

 

Publié dans 2016 framond

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