Rm 5, 1-2.5-8 Une porte ouverte vers le bonheur.

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Nous retrouvons Paul, cet infatigable découvreur de la foi chrétienne. Il expérimente pleinement ce qui lui est, ce qui nous est donné. Il s’éprouve par la foi juste, en paix avec Dieu, inséré dans un monde nouveau, celui de la grâce. Dès lors son existence se trouve orientée vers la recherche d’une vision plus pleine de Dieu, d’une manifestation plus ample de la gloire de Dieu… Ce mouvement, ce don de lui-même, est supporté par l’inscription en lui de l’amour de Dieu agissant en son cœur.


Cette porte c’est le don que le Christ a fait pour nous de lui-même, par Lui nous vivons…
(image : Fabio Benedetti-Valentini © Azurever.com)

Cette dynamique qu’il vit par le don qui lui est fait, qui le porte toujours plus avant, Paul n’a aussi de cesse de la reconnaitre comme provenant d’un don gratuit, celui du Christ. Alors il passe de ce qui lui est permis en ce monde de grâce,  le « par » du don du Christ à ce qui a poussé le Christ au don « pour » nous. Si nous aimons « par » lui le Christ, c’est « pour » nous que lui le Christ, une fois dans le temps, s’est donné par amour. Nous pouvons laisser résonner ces deux particules.

 

Et là, Paul nous donne de contempler le mouvement qui habite le Christ, mouvement qui nous échappe mais qui provient de la merveilleuse et libre liberté de cet homme habité par le Verbe. Au sein de cette liberté humaine, le Verbe veut notre liberté, notre vie et nous les rend possibles, accessibles. Envers Lui naît cette reconnaissance, cette reconnaissance s’étend au Père, à l’Esprit. Ce mouvement contemplé nous entraine à notre tour…

Père Jean-Luc Fabre

Rm 5, 1-2.5-8 Frères, Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu. Et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.

Alors que nous n'étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. — Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.

photo http://www.de-tunisie-et-ailleurs.com/DSCF0059.JPG. merci aux auteurs des photos.

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