Rm 6, 3b-11 mener une vie nouvelle

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Rm 6, 3b-11 mener une vie nouvelle

La vie chrétienne est une vie de conversion, la conversion est ce qui signe la liberté de l’homme, lui donne de pouvoir prendre forme, de reconnaître librement le don qui lui est fait et de pouvoir y répondre, de pouvoir aussi le communiquer à d’autres. La forme qui conduit ce mouvement est bien la vie qu’a mené notre Seigneur dans la chair, à travers sa venue, son existence, sa mort, sa résurrection. Là est le modèle, la référence, le chemin, la vérité, la vie… vie à la contemplation de laquelle nous avons sans cesse à revenir…

Entrer dans ce mouvement, nous donne d’entrer en communion avec lui, de pouvoir mieux comprendre, mieux recevoir la parole qui nous appelle dans notre présent, et découvrir plus profondément le projet qui s’ouvre à nous tous. Nous découvrons que cet appel nous lie aux autres. Mais cette parole n’est jamais sans d’autres paroles qui nous attirent sur d’autres chemins, qui se révèlent souvent chemins de traverses. Par cela, par la conversion toujours offerte, nous éprouvons qu’elle est parole de vie, porteuse d’une vie toujours plus grande, toujours offerte…

Ce chemin se vit pas à pas pour chacun de nous. Nous avons seulement à vivre ce qui se propose à nous, aujourd’hui, acceptant d’être détrompé sans cesse, de sans cesse revivre le mouvement de conversion. Ainsi se tisse le chemin pour tous, sans aucune idée préconçue de ce que sera le terme[i]… Alléluia !

Père Jean-Luc Fabre

Romains 6, 3b-11 Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

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[i] Ce point s’illustre dans la démarche synodale dans laquelle l’Eglise est embarquée, ce processus qui laisse à l’Esprit de façonner visiblement le corps ecclésial dans la multitude des interactions qui la constitue…