Nous devons réveiller le sens collectif de la gratitude, de l’appréciation, de l’hospitalité

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Dans la tradition de l’Église, il existe un bagage de sagesse qui a toujours soutenu une culture de proximité des personnes âgées, une disposition à l’accompagnement affectueux et solidaire pendant cette dernière partie de la vie. Cette tradition est enracinée dans l’Écriture sainte, comme l’attestent par exemple ces expressions du Siracide : « Ne fuis pas la conversation des vieillards – eux-mêmes ont appris de leurs pères – car auprès d’eux tu acquerras l’intelligence et l’art de répondre en temps voulu. » (Si 8, 9)

L’Église ne peut ni ne veut se conformer à une mentalité d’intolérance, et encore moins d’indifférence et de mépris, vis-à-vis de la vieillesse. Nous devons réveiller le sens collectif de la gratitude, de l’appréciation, de l’hospitalité, qui font sentir à la personne âgée qu’elle est un membre vivant de sa communauté.

« Une civilisation sans place pour les personnes âgées porte le virus de la mort » Catéchèse du 4 mars 2015 Rome, Traduction Zenit, Constance Roques (4 mars 2015) © Innovative Media Inc.

Notre humanité, elle se construit toujours à partir de ce que nous recevons, dont nous prenons conscience que nous le recevons. Et pour cela nous avons besoin de rencontrer, d’échanger, de vivre avec des personnes qui nous sont différentes, qui ont d’autres repères et combien les personnes âgées rentrent dans cette catégorie. Actuellement, elles le font bien plus que les personnes de notre âge issues d’autres continent, ils viennent d’un monde qui n’est plus mais qui a été : il est bon, sage, aidant de les écouter…

Père Jean-Luc Fabre
photo http://yogakosa.ca/wp-content/uploads/2013/11/penny-legate-baby-namaste1.jpg 

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