La société contemporaine, où la logique de l’utilité prend le pas

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Au contraire, la Bible réserve une sévère admonition à ceux qui négligent ou maltraitent leurs parents (cf. Ex 21,17 ; Lv 20,9). Le même jugement vaut aujourd’hui quand les parents, devenus âgés et moins utiles, sont marginalisés jusqu’à l’abandon ; et nous en avons de nombreux exemples !

La parole de Dieu et toujours vivante et nous voyons bien que son commandement se révèle d’une actualité criante pour la société contemporaine, où la logique de l’utilité prend le pas sur celle de la solidarité et de la gratuité, même au sein des familles. Écoutons donc d’un cœur docile la parole de Dieu qui nous vient de ses commandements qui, souvenons-nous en toujours, ne sont pas des liens qui emprisonnent mais sont paroles de vie.

« Honorer », aujourd’hui, pourrait se traduire par le devoir d’avoir un extrême respect et de prendre soin de ceux que l’on pourrait laisser mourir ou « faire mourir » en raison de leur condition physique ou sociale. Toute la médecine a un rôle spécial à l’intérieur de la société, comme témoin de l’honneur qui est dû à la personne âgée et à tous les êtres humains. L’évidence et l’efficacité ne peuvent pas être les seuls critères pour gouverner l’agir des médecins, de même que ne peuvent l’être les règles des systèmes de santé et le profit économique. Un État ne peut pas penser tirer un profit de la médecine. Au contraire, il n’y a pas de plus grand devoir pour une société que celui de protéger la personne humaine.

Discours du pape François, Assemblée de l'Académie pontificale pour la vie Rome, 5 mars 2015 Traduction Zenit, Constance Roques

Le Pape François a le don de nous mettre devant des évidences que nous tentons bien souvent d’oublier en nous préoccupant de choses peu significatives. Ainsi ici il nous dit qu’une société est d’abord faite pour protéger la personne humaine en tous ses membres et en toutes les personnes avec qui elles entrent en relation. Tentons de retrouver le sens du mot honneur, honorer, reconnaître ce que nous devons simplement, et par cela entrer nous-mêmes dans cette attitude de respect de la vie en tous et notamment en soi. Bien pauvre est celui qui ne peut entrer dans une attitude de reconnaissance…

Père Jean-Luc Fabre
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