Samedi 3 juin : vers l’entrée dans « le temps ordinaire »

Publié le par Père Olivier de Framond

 Livre des Actes des Apôtres 28,16-20.30-31. ; Psaume 11(10),4.5.7. ; Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,20-25.

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Dernières lignes des Actes. Derniers mots de l’évangile de Jean. Ça sent la fin du temps pascal. L’Esprit de Pentecôte, vous le sentirez peut-être, fait basculer dans « l’ordinaire », où la consolation donnée par le Ressuscité s’en va. A vous la suite, semble dire Jésus je ne suis plus là, je cède le relais à l’Esprit, que je vous ai livré. Le temps ordinaire est celui du « disciple que Jésus aimait ».

A lui, que lui arrivera-t-il ? Réponse énigmatique : « si je veux qu’il demeure jusqu’à mon retour, que t’importe ? ». Et si ce disciple-là, c’était vous, moi, nous, le corps des disciples, Eglise de veilleurs, de témoins hier, aujourd’hui, et demain ? Corps de celles et ceux qui sont là simplement parce que le Seigneur les a aimés ! Eux n’ont pas eu peur d’être aimés un jour par le Christ. Où va-t-il les mener ? Que t’importe …

Paul en est un, cet homme tiraillé entre 2 amours, l’un pour son peuple, l’autre pour Celui qui l’a aimé un jour sur le chemin de Damas. Le second, plus fort, secoue le premier, car tous ne sont pas prêts à se laisser aimer par le Seigneur. L’Esprit peut déranger, tant Juifs que Grecs, Romains, chrétiens, tous. Si tu veux vivre le « temps ordinaire », n’aie pas peur de te laisser aimer par moi, Jésus, le Christ, plus que tout autre, en toute chose.

Père Olivier de Framond , merci à l'auteur de cette image.

Publié dans 2016 framond

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