1 P 3, 15-18, Laisser, en nos vies, percer le seul Saint…

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Laisser être, dans l’instant, la vraie dimension des vies humaines, alors le paysage de Dieu s’éclaire.

Laisser être, dans l’instant, la vraie dimension des vies humaines, alors le paysage de Dieu s’éclaire.

2e lecture du 6e dimanche de Pâques (25 mai 2014)

Nous avançons dans le temps pascal et ce temps nous transforme, à vrai dire, bien plus que tous les autres temps. Il en est le terme, le fruit, la réalisation véritable. L’accès à la vie quotidienne en Christ. Là, un autre vit en nous librement, il agit, il nous transforme… Les premiers témoins de la foi l’ont parfaitement perçu. Paul, mais aussi Jacques, Pierre, chacun à sa manière en rend compte et nous aide ainsi nous-mêmes à entrer dans la même expérience.
 
Pierre parle ici de la sainteté. La sainteté a à voir avec cette capacité à répondre justement dans l’instant. De cette capacité vivante découlent bien des conséquences comme par exemple la capacité d’explication, d’explicitation de son attitude, comme le faisait , jadis, le Seigneur Jésus, qui a répondu justement à chacun, à chaque instant de sa vie, aussi bien à ses parents « je me dois aux affaires de mon père », qu’à ses disciples « quand vous priez dites… », ou à ses détracteurs « qui cherchez-vous… ».
 
Cette capacité d’agir et de répondre dans l’instant se nourrit de cette fidélité quotidienne et secrète dans une vie droite, menée selon le Christ, comme lui qui a mené son existence en fidélité à l’amour de son Père. Là se trouve le vrai lest de nos vies : être ancré en Dieu, être ancré en Christ. Alors la vie se manifeste en nous pour ce qu’elle est, cette capacité souveraine capable de traverser la mort, la souffrance, la détresse sans se laisser arrêter, retenir, fléchir… en se donnant sans cesse à tous, au-delà de la justice, emportant tout sur son passage.
Père Jean-Luc Fabre
1 Pierre 3, 15-18 Frère, c'est le Seigneur, le Christ, que vous devez reconnaître dans vos cœurs comme le seul saint. Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ. Car il vaudrait mieux souffrir pour avoir fait le bien, si c'était la volonté de Dieu, plutôt que pour avoir fait le mal. C'est ainsi que le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l'esprit, il a été rendu à la vie.

photo : http://oserchanger.com/blogue_2/wp-content/uploads/Changer-de-vie.jpg

Publié dans Epître de Pierre