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L'amour pour Marie

« L’amour pour la Madone est une des caractéristiques de la piété populaire qui demande à être valorisée et bien orientée. C’est pour cela que je vous invite à méditer le dernier chapitre de la Constitution du Concile Vatican II sur l’Eglise, Lumen Gentium, qui parle justement de  Marie dans le mystère du Christ et de l’Eglise. Là on voit que Marie « avança dans le cheminement de la foi ». Lors de cette Année de la foi je vous laisse cette icône de Marie pèlerine qui suit le Fils Jésus et qui nous précède tous sur le chemin de la foi ».(pape François, 05 mai 2013)

L’important, c’est la rencontre avec Jésus ...

Réfléchissons : quand nous avons trop confiance en nous-mêmes, nous sommes plus fragiles, plus fragiles. Toujours avec le Seigneur ! Et quand on dit « avec le Seigneur », cela signifie avec l’Eucharistie, avec la Bible, avec la prière… mais aussi en famille, avec notre maman, avec elle aussi, parce c’est elle qui nous amène au Seigneur : elle est notre mère, elle sait tout. Et donc prier aussi la Vierge Marie et lui demander, comme à une maman, qu’elle me rende fort. Voilà ce que je pense de la fragilité, c’est en tous cas mon expérience. Ce qui me rend fort, chaque jour, c’est de prier le chapelet avec la Vierge Marie. Je sens une force très grande parce que je vais à elle et je me sens fort. (pape François, 21/05/13)

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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 10:32

(Prière universelle du dimanche 23/09/2012)

Mardi du 7e dimanche du temps ordinaire B 21 février 2012

Les lectures du 25ème dimanche 20/09/2009 B

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,30-37.

 

 Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.

 

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »

 

Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »  Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Des paroles de reconnaissance ont été échangées entre les disciples et Jésus. Jésus peut donc avancer dans la révélation de l’avenir du Messie... Une nouvelle compréhension doit se développer entre Jésus et ses disciples. Pour eux, cela veut dire une nouvelle compréhension de Jésus mais aussi, peut-être d’abord, une nouvelle compréhension d’eux-mêmes.

 

Jésus leur propose de vivre plus étroitement ensemble pour avancer dans cette double compréhension, il les instruit. Mais de fait eux, en ne comprenant pas, se ferment et n’osent pas l’interroger alors qu’ils avaient tout loisir de parler avec lui, de le questionner, de comprendre puisqu’ils étaient avec lui seuls... puisque Jésus leur avait proposé de vivre ainsi entre eux et lui, sans qu’aucun autre ne le sache...

 

C’est bien dans une atmosphère confinée, sans extérieur salvateur, qu’ils évoluent alors entre eux, en vase clos, sans action, passifs. Et, si nous y réfléchissons, il n’est pas surprenant que Jésus puisse découvrir facilement la vacuité dont ils peuvent parler entre eux : « qui donc est le plus grand ? », incapables qu’ils sont de trouver une place autrement que par rapport à eux-mêmes dans ce groupe qui se ferme sur lui-même, s’enferme, oublie sa visée, sans action, sans projet. Le groupe des seuls disciples est en proie à toutes les jalousies, envies... qui risquent de le dévorer.

 

Là encore, Jésus vient à leur aide, pose l’extérieur d’une parole : il s’assoit, il les appelle, il les questionne. « De quoi discutiez-vous en chemin ?» C’est comme il y a deux dimanches, Jésus va proposer au groupe muet de parler, au groupe sourd d’entendre... par étapes, dans un cadre connu, la maison de Capharnaüm, avec la proximité d’autres familiers, d’enfants.

 

Jésus parlera d’abord de premier et de dernier. La manière dont il parle du premier, comme du dernier, c’est bien par rapport à un extérieur du groupe. On peut se dire que celui qui veut être le premier d’un groupe veut faire quelque chose à l’extérieur du groupe pour être reconnu comme premier par le groupe : il sera le premier en allant plus vite, il pourra même aller là où d’autres n’arriveront pas à aller... Le point important, c’est qu’en faisant cela, quelque soit sa motivation de départ,  il ne vit plus seulement de comparaison mais aussi de réalisation, de contact unique et personnel avec son extérieur. Il se découvre vivre de sa solitude. De la même manière, celui qui choisit d’être le dernier et qui réalise le service. Il se met à l’extérieur de la comparaison du groupe en étant lui-même, en agissant comme serviteur, il agit de lui-même. Une liberté se rouvre qui libère de l’enfermement dans le groupe clos.

 

Puis viendra la très belle et profonde scène de l’enfant placé au milieu d’eux, l’enfant, l’« infans », celui qui ne parle pas. Accueillir ce qui ne parle pas, recevoir tendrement ce qui ne parle pas en eux, ce qui les rend muets... Accueillir cet enfant, ce qui ne parle pas en moi, me donne d’accueillir celui qui m’a parlé et que je n’ai pas compris, et en accueillant celui qui m’a parlé, j’accueille aussi ce dont il me parle, Celui dont il parle...

 

Ne nous y trompons pas, ce que vivent les disciples, c’est ce que chacun de nous vivons, les crises sont souvent le moment paroxystique de l’enfermement dans lequel nous nous trouvons. Notre intérieur fermé nous empêche d’être ouvert à l’extérieur, à celui qui nous parle. Pour s’en sortir, retrouver le chemin de la vie, peut-être faut-il arrêter de chercher les raisons à l’extérieur, de reprocher sans cesse à l’autre qu’il n’est pas comme ci ou comme cela... mais commencer à se considérer soi, à repérer ce qui en soit n’arrive pas à parler, ce qui a été blessé, le reconnaître humblement, l’accueillir et se retourner vers l’autre dans cette nouvelle attitude... Jésus, l’ami véritable, est à notre côté, disponible pour nous donner de reprendre le chemin de vie. Il sort chacun de nous de lui-même.

 

Allons, comme  Jésus l’a fait pour ses disciples, à nos groupes d’appartenance [couple, famille, équipe de travail, groupe d’amis, communauté, cellule d’Eglise...] avec ce souffle d’ouverture et de service, fruit de notre identité ré-accueillie.

 

P. Jean-Luc 

 

Par père Jean-Luc - Publié dans : Evangiles dim 2009-piste de réflexion
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