Dimanche du berger : 4ème dimanche de Pâques

Publié le par Père Olivier de Framond

Act 2,14a.36-41. ; Ps 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6. ; 1P 2,20b-25. ; Jn 10,1-10. ; PU

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Toc, toc. La porte va-t-elle s’ouvrir ? Va-t-elle rester fermée ? La porte de l’enclos, bien sûr. Enfin sortir, respirer, marcher, enfin goûter de verts pâturages ! Sortir à la rencontre de la vie, et de la vie en abondance, c’est notre désir. Avant le Christ, la porte semble rester close. Avec le Christ de Pâques, les brebis peuvent sortir, aller « aux périphéries », comme aime nous dire le pape François. Une brebis en bonne forme y trouve la vie, car là va le pasteur. Il leur donne là des frères et des sœurs qui ont reconnu la même voix.

La voix de Jésus, le Christ, dit Pierre. « Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu en fait le Seigneur et le Christ » ! Cette parole a parlé aux brebis de Pentecôte. Alors que faire ? « Convertissez-vous et que chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ ». Le nom, c’est l’origine, la source, un héritage à faire fructifier, une descendance. Le nom revient à tous les frères et sœurs du peuple des croyants, qui passent par la porte. C’est le peuple du Saint Esprit. Est-ce que je me reconnais de ces brebis qui suivent la voix ?

Le même Pierre reprend Isaïe dans son épître : « par ses blessures, nous sommes guéris ». Le Christ s’est fait brebis abandonnée, blessée, et Dieu l’a fait notre berger, portant sur ses épaules les brebis perdues du monde. C’est le mystère de Pâques. Un agneau de Dieu, parti à l’abattoir, portait nos blessures, devenant la porte du salut pour tous ses amis, la porte qui ouvre à la vie et rassemble les errants sans berger… Un chauffeur de taxi cambodgien amenait une Sœur à Fourvière. Il errait. Il confie que sa femme est très malade. « Que faites-vous, les chrétiens, dans ces situations ? », demande-t-il à la Sœur. Gênée, elle finit par suggérer : « on va brûler un cierge à Marie, et la prier ». A la fin du trajet, elle s’apprête à régler, mais il lui dit : « non, vous m’avez beaucoup apporté, ne me donnez rien ». Alors elle répond : « j’irai moi-même mettre un cierge et prier pour votre femme ». C’est cela, la porte, la voix, le peuple du bon berger.

Père Olivier de Framond ; photo : radio Présence

Publié dans 2016 framond

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